Anthropologie, Histoire, Culture (AHC)
La conception, l’utilisation, la perception des couleurs dépend des cultures et des groupes humains dans l’histoire. L’axe AHC déploie ces constructions, qui peuvent être celles de nos imaginaires collectifs. Il comprend : la rubrique Mythanalyse (édito de H. Fischer)
Éditos
- Mythanalyse de la couleur. Les couleurs du monde sont celles de nos mythesLa mythanalyse étudie les tensions entre le langage social des couleurs, rationalisé, codé et intégrateur, et ses dérives irrationnelles, ésotériques, subjectives et rebelles. Elle construit ainsi un « indice socio-chromatique » des dynamiques sociales de structuration, déstructuration ou crise.
Articles
- Vues des philosophes chinois pré-Qin sur la couleurLes philosophes chinois de l’antiquité portent des regards différents sur les couleurs. Leurs réflexions sur les valeurs chromatiques sont liées à leurs visions du monde et de la vie, et inséparables de leurs conceptions philosophiques, idées politiques ou principes moraux.
- Cinq couleurs et le mythe de NüwaEn Chine, les Cinq couleurs de base jouent un rôle important dans la conception du monde, de la valeur et de la vie des Chinois et se caractérisent par la richesse de ses contenus, la diversité de ses fonctions réelles et symboliques, et par la quête perpétuelle d’un monde multicolore harmonieux, où toutes les couleurs se rassemblent et s’équilibrent, pour former un état idéal de l’unité dans la diversité ( he er bu tong 和而不同),soit la grande harmonie suprême au-delà des diversités des goûts et des couleurs malgré leurs valeurs et significations divergentes et complexes.
- Les Cinq Couleurs fondamentalesLa symbolique des couleurs dans l’imaginaire chinois est étroitement liée à la notion des Cinq éléments fondamentaux régulateurs de l’Univers, qui constitue le fondement de l’imaginaire chinois et de la culture chinoise.
- Le noir est devenu une couleur primaire en OccidentLe noir, qui fut d’abord considéré comme une absence de lumière et donc de couleur, puis codé strictement pour marquer le deuil, puis par la Réforme pour affirmer l’honnêteté achromatique de la bourgeoisie puritaine au XIXe siècle, est devenu aujourd’hui une couleur primaire comme le rouge et le bleu.

